24 Heures

26.06.2009

La bonne nouvelle d’Allemagne

Le calme après la tempête. Voilà en résumé le résultat de la rencontre qui a eu lieu mardi 23 juin à Berlin entre Hans Rudolf Merz et Peer Steinbrück. Il était temps que les deux pays brouillés à la suite de propos virulents du désormais fameux ministre allemand des Finances retrouvent le chemin du dialogue et de la paix. Le premier résultat est pour l’instant maigre - il s’agit du lancement de la négociation d’un nouvel accord fiscal - mais il est important pour la suite du rétablissement de la confiance entre les deux pays.

Du côté des nouvelles intéressantes, il est à noter que l’Allemagne, pourfendeur du secret bancaire, a inscrit ce même jour les organisations qui prennent la forme de trusts sur sa « liste noire ». Il y a donc une volonté de notre voisin de mettre au même niveau toutes les architectures financières complexes. Il s’agit là d’une chance à saisir. Car dans ce nouveau monde bancaire en gestation, la Suisse va enfin pouvoir mettre en avant ses atouts pour attirer les fortunes de ce monde. Et ces atouts sont nombreux : la stabilité politique et monétaire du pays, un formidable vivier de capital humain dans le domaine de la finance, les taux d’intérêts faibles, la tradition de respect de la sphère privée, une infrastructure efficace tout comme une régulation des marchés financiers sérieuse et pragmatique sont autant d’atouts dont bon nombre de concurrents ne peuvent se prévaloir.

Florencio Artigot


«L’Allemagne, pourfendeur du secret bancaire, a inscrit mardi 23 juin les organisations qui prennent la forme de trust sur sa fameuse liste noire.»

19.06.2009

Face à la crise, évitons les déficits

En respectant le frein à l'endettement, la Suisse a refusé de suivre le mauvais exemple européen et de laisser filer son déficit.

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09.06.2009

Financement des entreprises: des nouvelles qui font du bien

Les résultats d’une enquête menée en avril dernier auprès d’environ 2'000 PME permettent de tracer un portrait financier aux contours finalement assez stables pour les entreprises suisses, dans la tourmente mondialisée. Il appert en effet que le financement de ces entreprises n’est, pour l’heure, pas menacé, notamment parce que plus de deux tiers des PME travaillent sans crédit bancaire, 65% d’entre elles ne fonctionnant même qu’avec leurs fonds propres. De quoi présenter un profil moins vulnérable à la crise financière mondiale…

Pour les PME, les partenaires les plus fréquents sont les banques cantonales (35%), mais les grandes banques suivent de près (30%), de même que les banques Raiffeisen (21%). De l’avis des entreprises interrogées, ces partenaires n’ont pas véritablement durci leurs conditions d’accès au crédit ces derniers temps et un cinquième des entreprises ayant eu récemment recours à un financement externe a même remarqué une amélioration.

Tout n’est pas rose pour autant, un quart des PME ayant enregistré une augmentation des besoins de financement au cours des six derniers mois, besoins notamment en liquidités pour faire face à des problèmes d’encaissement des factures (débiteurs qui mettent plus de temps à payer ou qui tombent en faillite). Il n’en demeure pas moins que c’est avec un relatif optimisme que les PME voient l’avenir: 40% d’entre elles prévoient des valeurs stables et 35% escomptent même une progression de leur chiffre d’affaires dans leurs prévisions pour les deux à trois prochaines années.

Olivier Rau

03.06.2009

Assurance-chômage : bientôt devant le Parlement


Le Conseil des Etats va prochainement – en principe le 8 juin – se pencher sur la 4ème révision de la loi fédérale sur l’assurance-chômage. Face à l’endettement croissant de cette branche d’assurance (environ 5 milliards de francs, à l’heure actuelle), la révision proposée table sur une subtile conjonction de recettes supplémentaires, par un relèvement de cotisations, et d’économies. Par rapport au projet du Conseil fédéral, la Commission sociale des Etats a ajouté deux mesures de réduction des prestations : d’une part, un délai d’attente prolongé pour les chômeurs sans obligation d’entretien, modulé en fonction du revenu, d’autre part, un renforcement des critères d’acceptabilité du travail convenable pour les personnes jusqu’à trente ans, ce qui permettra donc d’imposer plus facilement un travail à cette catégorie de chômeurs.

Nous approuvons le principe d’une révision capable de rétablir à long terme l’équilibre financier de l’assurance-chômage. Nous sommes toutefois d’avis qu’il faut exploiter au maximum le potentiel d’économies et qu’il devrait être possible de définir encore quelques mesures supplémentaires, telles que la limitation de la durée de l’indemnisation à 260 jours jusqu’à l’âge de trente ans ou la réintroduction de la dégressivité des indemnités journalières, qui, jadis, a fait ses preuves. Ce n’est qu’à cette condition que l’économie pourra soutenir en parallèle des ajustements modérés des cotisations salariales.

Alain Maillard

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