28.08.2009
L’économie crée de la richesse!
L’économie produit de la pauvreté. C’est en substance ce qu’a déclaré M. Pierre-Yves Maillard, conseiller d’Etat, lors d’une récente conférence de presse. C’est aussi ce qu’on appelle un propos de «café du commerce». Tout le monde hoche gravement de la tête en disant: «Ah oui, c’est vrai…»
Eh bien non, ce n’est pas vrai. L’économie produit de la richesse. Elle n’en produit peut-être pas toujours assez – mais la Suisse n’est pas le pays où l’on a le plus à se plaindre, n’est-ce pas? –, elle ne la répartit certes pas régulièrement – en l’occurrence ce n’est pas son rôle! –, mais toujours est-il qu’elle produit bel et bien de la richesse. On ajoutera que l’économie privée produit davantage de richesse que l’économie planifiée et que, même si les choses ne sont pas toujours parfaites, tout le monde y gagne au moins quelque chose. Alors il faut arrêter de dire n’importe quoi.
L’économie est-elle seulement responsable du fait que chacun n’y trouve pas son bonheur? Là encore, il faut cesser de croire que l’économie constitue un système isolé mû par une catégorie particulière de personnes: l’économie n’est que la somme des efforts de nous tous, de ceux qui se sont donnés la peine de créer des entreprises, de ceux qui prennent la peine de les diriger et de ceux qui se donnent de la peine en y travaillant. Ceux qui veulent imputer des fautes – ou des charges financières – à «l’économie», comme si cette dernière représentait «les autres», n’ont décidément rien compris.
P.-G. Bieri
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13.08.2009
Protection de Lavaux: un projet convaincant
En trente ans, sous l’empire de la loi sur la protection de Lavaux, force est de constater que la préservation de la région a été assurée: la surface viticole et agricole n’a pas diminué, le patrimoine bâti a été conservé et les nouvelles constructions sont restées dans les zones prévues pour cela en 1979. Les bourgs, villages et hameaux ont ainsi conservé leur caractère authentique, ce qui a notamment été reconnu par l’UNESCO, qui a inscrit Lavaux en 2007 au Patrimoine mondial.
C’est donc judicieusement que le Conseil d’État aborde une nécessaire révision de cette loi non pas avec l’idée de révolutionner les choses, mais bien dans l’esprit d’une mise à jour, permettant notamment d’apporter des réponses à quelques problèmes particuliers.
L’un de ces problèmes, lancinant, est celui des demandes des communes en matière d’équipements collectifs, en particulier de parkings. Comment pallier le déficit de places de stationnement, alors que du fait de l’exigüité de la zone village à disposition, une construction n’est souvent pas possible sans empiéter quelques mètres sur la zone viticole ou sans modifier la limite de dite zone? Le projet du Conseil d’État apporte une souplesse bienvenue, en permettant aux communes d'entreprendre, à quelques endroits bien définis, la construction d’un parking, pour autant qu’il soit souterrain et recouvert de vignes, ce qui permettra de ne pas porter atteinte au site.
Olivier Rau
11.08.2009
Oui au financement additionnel de l’AI
Le 27 septembre prochain, les citoyens suisses se prononceront sur le financement additionnel de l’AI par un relèvement temporaire de la TVA. Il faut soutenir ce projet. L’AI a accumulé une dette colossale de 13 milliards de francs, laquelle augmente chaque jour de quelque 4 millions (1,4 milliard par année). Certes les effets bénéfiques de la 5ème révision vont progressivement se faire sentir, mais on peut espérer au mieux un allégement du compte d’exploitation de l’AI de l’ordre de 350 millions. Cette situation ne peut perdurer.
Des mesures sont donc indispensables, ce que les Chambres fédérales ont bien compris, puisqu’elles ont décidé un relèvement temporaire de la TVA – pendant 7 ans, soit de 2011 à 2017 – au bénéfice de cette assurance. Avec, dans le même temps, la création d’un fonds distinct de celui de l’AVS pour l’AI, afin d’éviter que les difficultés de la seconde ne péjorent la situation de la première, ainsi que l’obligation d’entamer une 6ème révision qui doit permettre de substantielles économies aptes à assainir durablement l’AI.
Il s’agit là d’un train de mesures bien ficelé et cohérent, auquel nous apportons notre soutien. Il en va de la fiabilité, de la sécurité et de la pérennité de nos assurances sociales. Et il n’en coûtera finalement, en moyenne, que 14.80 de plus chaque mois aux ménages suisses, pendant 7 ans ! Quant à la 6ème révision, elle est d’ores et déjà en route : une première étape, prévoyant dès 2018 des économies de l’ordre de 570 millions de francs, est actuellement en consultation. La deuxième étape devra prévoir un montant quasi identique d’économies afin d’atteindre l’objectif recherché, soit l’assainissement durable de cette branche d’assurance.
Alain Maillard
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06.08.2009
Fondation centime climatique : un brillant succès
Le rapport 2008 de la fondation centime climatique apporte de bonnes nouvelles. Ainsi, tout indique que les engagements pris auprès de la Confédération pour la période 2008 – 2012 pourront être non seulement honorés mais qu’ils seront assurément dépassés. Alors que l’objectif était de parvenir à une réduction des émissions de CO2 de 8 millions de tonnes à l’étranger et de 1 million de tonnes en Suisse, les réductions attendues des projets sous contrat au 31 décembre 2008 atteignaient 9,4 millions de tonnes à l’étranger et 2,25 millions de tonnes en Suisse. La contribution décisive de la Fondation centime climatique permettra à la Suisse, ainsi que l’a communiqué l’Office fédéral de l’environnement, de respecter les engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto.
Ces résultats remarquables illustrent toute l’importance des mesures volontaires prises par l’économie en faveur d’une politique climatique efficace. A l’heure où certains semblent ne pouvoir envisager que des mesures coercitives, à grands renfort de normes ou d’interdictions, cette politique souple mais résolue fait une brillante démonstration de son efficacité. Il conviendra de s’en souvenir au moment de planifier l’après-Kyoto : la fondation centime climatique mérite de poursuivre ses fructueuses activités.
Jean-Hugues Busslinger

