27.10.2009
Amiante dans les bâtiments: un projet de loi raisonnable
Le Grand Conseil s’apprête à examiner l’opportunité d’introduire une obligation, pour les propriétaires d’immeubles construits avant 1991, de procéder à une expertise de détection d’amiante avant d’entreprendre des travaux de transformation ou de démolition soumis à autorisation. En cas de présence d’amiante, le propriétaire devra présenter un programme d’assainissement. Le projet vise aussi à permettre la publication sur internet des résultats de ces expertises.
Quant au principe, le projet est raisonnable et mérite d’être soutenu. En effet, c’est lorsque des travaux sont entrepris que les risques peuvent devenir réels pour les ouvriers qui œuvrent sur les chantiers comme pour les personnes qui se trouvent à proximité des zones de travaux. Pour le reste, hors travaux, dans l’écrasante majorité des cas, le danger pour la santé des occupants des immeubles est, en l’état, inexistant, compte tenu de la localisation, de la forme et de la quantité des matériaux contenant des fibres d’amiante.
Cela dit, on ne comprend pas le lien qui est fait entre les buts de protection de la santé visés par le projet et l’obligation de publier sur internet les résultats des expertises. Les propriétaires devraient être incités, mais non contraints à cette publication et il s’agira que le Grand Conseil corrige le tir sur ce point.
Olivier Rau
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14.10.2009
Pas de nouvelles prestations sociales vaudoises financées par les employeurs
Notre ministre vaudois de la santé et de l’action sociale n’a de cesse de vouloir étoffer l’offre de prestations sociales. Voilà qu’il veut maintenant introduire des prestations complémentaires pour familles modestes exerçant une activité lucrative, qui plus est financées en majeure partie par les employeurs (contribution de 0,16% sur la masse salariale).
L’ensemble de nos assurances sociales est en proie à des difficultés: augmentation du nombre de bénéficiaires, endettement parfois faramineux, déficits chroniques, bref tous les voyants ou presque sont au rouge vif. L’heure est donc aux efforts d’économies et de réduction des coûts. Il faut garantir l’existant et renoncer à toute extension immodérée du catalogue des prestations. Ce d’autant plus que nous disposons d’ores et déjà, en Suisse, d’une couverture sociale d’excellent niveau, tant sur le plan fédéral que dans les régimes complémentaires offerts par les cantons – il en existe, dans le canton de Vaud, plus de dix, qui vont du revenu d’insertion aux bourses d’études, en passant par l’aide au logement, l’allocation de maternité cantonale ou encore les avances sur pensions alimentaires; n’en rajoutons pas une de plus!
Mais le plus contestable, c’est de vouloir, une fois de plus, chercher le financement dans la poche des employeurs. Si ces derniers ont consenti à des contributions purement patronales en faveur de prestations qui ont un lien direct avec l’économie (financement des structures d’accueil de l’enfance, permettant de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale, ou promotion de la formation professionnelle, pour ne citer que ces deux exemples), ils ne sauraient être mis à contribution dans un domaine tel que des prestations complémentaires pour familles, où ce lien fait totalement défaut. Les risques d’appauvrissement, on le sait, résultent le plus souvent des structures familiales, du nombre d’enfants, des séparations ou divorces, autant de situations qui relèvent de comportements individuels et sur lesquels l’économie n’a pas de prise.
Le Centre Patronal combattra ce mauvais projet.
Alain Maillard
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02.10.2009
Centrale de Mühleberg : Il faut prolonger l’autorisation d’exploiter
Vaudoises et Vaudois auront à se prononcer le 29 novembre prochain sur la prolongation de l’autorisation d’exploiter de la centrale nucléaire de Mühleberg. Ce vote, purement consultatif, est rendu nécessaire par les dispositions de la Constitution vaudoise. L’autorisation de prolonger l’exploitation est de la compétence des autorités fédérales, qui auront aussi à tenir compte des préavis positifs rendus tant par le canton de Berne que par les services fédéraux concernés.
Maillon important de l’approvisionnement énergétique de la Suisse romande, cette centrale, mise en service en 1972, fait l’objet d’une surveillance étroite et a constamment été modernisée et rééquipée avec les équipements et matériaux les plus avancés. Selon l’Institut fédéral de la sécurité nucléaire, toutes les conditions requises pour poursuivre son exploitation sont réunies.
Notre pays doit faire face à de grandes incertitudes en matière d’approvisionnement en courant électrique : la consommation continue à augmenter tandis que les contrats qui nous permettent d’obtenir du courant français arriveront à échéance ces prochaines années. Ainsi, la prolongation de l’exploitation s’impose. En effet, même si les énergies renouvelables (en particulier solaire et éolien) doivent être encouragées, il est illusoire de penser qu’elles pourraient, à bref délai, pallier au manque de courant. Les estimations les plus favorables retiennent que, même avec des investissements très importants, ces énergies ne pourront fournir au mieux que 5 à 10 % de l’électricité consommée en Suisse à l’horizon 2030.
Dans l’intervalle, il convient d’utiliser au mieux les centrales existantes, donc de prolonger l’exploitation de Mühleberg, centrale qui présente en outre l’avantage de ne pas émettre directement de CO2. Un élément qui doit être sérieusement pris en considération à l’heure où le débat sur le climat est toujours plus d’actualité.
Jean-Hugues Busslinger

