15.12.2009
Echec à la technocratie verte!
Vendredi dernier, après neuf ans de durs combats parlementaires et médiatiques, le Conseil national a rejeté les neuf Protocoles de mise en œuvre de la Convention alpine.
Cette nouvelle mérite largement plus que les cris de pleureuses de l’écrasante majorité des médias, dont on peut légitimement douter qu’ils se soient jamais attelés à la lecture de ce monstrueux ensemble technocratique. En effet, les neuf Protocoles alpins comptent pas moins de 213 articles sur 149 pages (cf. site Internet de la Convention alpine) et couvrent des politiques publiques aussi variées que l’aménagement du territoire, la protection de la nature, l’agriculture de montagne, les forêts de montagne, le tourisme, l’énergie, la protection des sols et les transports, ainsi qu’une procédure juridique extrêmement contraignante de règlement des différends d’interprétation de cet ensemble de dispositions …
Le soussigné a eu l'occasion de coordonner une démarche officielle de l’ensemble des organisations économiques suisses auprès du directeur de l’époque de l’Office fédéral du développement territorial (ARE), pour dénoncer les risques très graves des Protocoles alpins pour le développement de pas moins de 60% du territoire suisse (région alpine et préalpine, comprenant notamment les districts vaudois d’Aigle et de la Riviera – Pays-d’Enhaut). Le résultat de cet entretien fut à la limite du surréaliste, le directeur de l’ARE se référant pour ainsi dire au sens de l’Histoire qui ferait que ces Protocoles seraient forcément ratifiés et mis en œuvre! Le vote de vendredi dernier représente en ce sens une très importante victoire sur la technocratie verte qui a pu développer pendant des années, sans aucun mandat populaire et sans contrôle parlementaire, des dispositions et des structures non élues qui sont de nature à influencer directement la vie quotidienne des habitants de la majeure partie du territoire suisse.
Le vote de vendredi porte également un coup très rude au dogme postulant que la Suisse doit accepter systématiquement des dispositions «vertes» très contraignantes au nom de la collaboration internationale, voire même concevoir et adopter de telles dispositions avant tous ses concurrents.
Echec donc à la technocratie verte et victoire des institutions démocratiques.
Patrick Eperon
16:22 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


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Commentaires
Quoi que l'on fasse, on ne peut rien changer. c'est totalement illusoire!
La Terre a déjà vévu plusieurs crises aigues, où la vie avait presque complètement disparut: Volcans, époques glassières etc. donc elle en a vu d'autre!
Par contre l'homme a beaucoup de peine à comprendre qu'il a besoin de la Terre pour vivre, mais qu'en revanche la Terre n'a pas du tout besoin de lui!
Alors bientôt ciao ciao Homoerectus, homosapiense, homomachin!
Ecrit par : dominiquedegooumois | 15.12.2009
... Il est vrai que la technocratie économique et financière est beaucoup moins lourde que la technocratie verte.
Elle n'a jamais l'outrecuidance d'influencer directement la vie quotidienne des habitants et elle ne se développe jamais sans mandat populaire ou sans contrôle parlementaire.
Malgré tout, ce peuple devrait pourtant être mené à l'Eperon et à la cravache (qui n'est pas trique) au lieu de lâchement lui laisser les rênes!... L'extrême droite reviens au galop! Pour l'instant elle tiens la bride avec une main de fer encore habillée d'un gant de velour!... Mais je ne suis qu'un moufle, un croque-mitaine.
Ecrit par : Père Siffleur | 20.12.2009
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